Xavier Niel renforce encore son exposition à Vodafone. Via Vega, son véhicule d’investissement, le fondateur de Free a conclu un nouvel instrument financier qui pourrait porter sa position à 18,80 % du capital et 19,87 % des droits de vote de l’opérateur britannique, sous réserve des validations réglementaires.
Vega viserait 18,80 % du capital
Cette nouvelle étape intervient alors qu’une précédente opération n’est pas encore finalisée. Vega avait déjà annoncé le rachat de la participation du groupe émirati E& dans Vodafone, pour un montant d’un peu plus de 5 milliards d’euros, correspondant à 16,21 % du capital.
Le nouvel instrument financier porterait sur 2,74 % supplémentaires des droits de vote. Si les autorités compétentes donnent leur feu vert, Vega deviendrait l’un des actionnaires les plus influents de Vodafone, avec près d’un cinquième des droits de vote. L’information a notamment été relayée sur Bluesky.
Près de 19,87 % des droits de vote
Vega présente toutefois cette montée au capital comme une participation minoritaire stratégique de long terme. À ce stade, il ne s’agit donc pas d’une prise de contrôle annoncée de Vodafone, mais d’un renforcement significatif dans la gouvernance potentielle du groupe.
Pour le marché européen des télécoms, l’opération est suivie de près. Vodafone reste un acteur majeur au Royaume-Uni et dans plusieurs pays européens. Une position actionnariale aussi importante donnerait à Xavier Niel un poids supplémentaire dans les discussions stratégiques du secteur, déjà marqué par les consolidations, les pressions sur les marges et les besoins d’investissement dans les réseaux.