Altice International poursuit ses cessions hors de France. Le groupe de Patrick Drahi a conclu la vente de Hot Mobile, son opérateur mobile israélien, à un consortium local. L’opération, estimée à environ 350 millions d’euros, reste toutefois suspendue aux autorisations réglementaires en Israël, dans un contexte où l’avenir de SFR demeure particulièrement surveillé en France.
1,22 milliard de shekels pour Hot Mobile
Le repreneur de Hot Mobile réunit trois acteurs israéliens qui ne sont pas des opérateurs télécoms : Delek Israel, Keystone et Leumi Partners. Ensemble, ils doivent verser 1,22 milliard de shekels, soit près de 350 millions d’euros, pour prendre le contrôle de l’activité mobile.
Hot Mobile avait été lancé en 2012, dans un marché israélien très concurrentiel comptant cinq opérateurs. Cette même année avait aussi été marquée par l’arrivée de Golan Telecom, dans lequel Xavier Niel avait été présent jusqu’en 2016.
Une activité importante pour Altice International
La filiale mobile israélienne pesait encore lourd dans le périmètre d’Altice International. En 2025, Hot Mobile représentait près d’un quart du chiffre d’affaires du groupe, aux côtés des activités menées notamment au Portugal et en République dominicaine.
La vente doit désormais être validée par l’Autorité de la concurrence israélienne et par le ministère des Communications israélien. Sa finalisation est attendue d’ici la fin de l’année, sous réserve de ces approbations.
Patrick Drahi conserve l’internet fixe Hot
La cession ne concerne pas l’ensemble de la marque Hot. Patrick Drahi conserve l’activité d’internet fixe, notamment fondée sur le câble. Cette séparation illustre une logique de recentrage et de désendettement, sans préjuger de décisions sur d’autres actifs télécoms. En France, le dossier SFR reste donc distinct, mais continue d’attirer l’attention des abonnés mobile et internet.