Batteries remplaçables : les wearables pourraient échapper à la règle européenne

Bruxelles propose d’exempter montres, lunettes et traqueurs connectés des règles européennes sur les batteries remplaçables.

Édité par Forfaits Mobile Pas Cher

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La Commission européenne a présenté une modification de son règlement sur les batteries remplaçables qui pourrait exclure plusieurs objets connectés, dont les montres, lunettes et traqueurs d’activité. Pour les utilisateurs, l’enjeu porte autant sur la réparabilité que sur l’étanchéité et la durée de vie de ces accessoires liés au smartphone.

Montres, lunettes et traqueurs seraient exemptés

Bruxelles veut imposer des batteries plus faciles à remplacer dans les appareils électroniques, afin de limiter le remplacement complet de produits encore fonctionnels. Mais la Commission européenne vient de proposer un assouplissement pour certains appareils portés au quotidien.

Les montres connectées, lunettes connectées et traqueurs d’activité feraient partie des produits concernés. Cette évolution lèverait notamment un obstacle réglementaire pour les lunettes connectées de Meta sur le marché européen.

Sécurité, durabilité et étanchéité invoquées

L’argument avancé par la Commission repose sur les contraintes propres à ces petits appareils. Rendre la batterie facilement accessible pourrait, selon cette logique, fragiliser leur conception, avec des risques pour la sécurité, la durabilité ou l’étanchéité.

Pour les consommateurs français, l’effet serait contrasté. Une exemption pourrait préserver des designs plus compacts et mieux protégés contre l’eau ou la poussière. En revanche, elle limiterait aussi la possibilité de remplacer simplement une batterie usée, ce qui peut peser sur la durée d’utilisation réelle d’une montre ou d’un accessoire connecté.

Un texte encore soumis aux institutions européennes

Le dossier s’inscrit aussi dans un contexte politique plus large. Les États-Unis ont critiqué des règles jugées trop restrictives, notamment pour les lunettes de Meta. La Commission a toutefois écarté l’idée d’un assouplissement dicté par ces pressions.

La modification n’est pas encore définitivement adoptée. Le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne doivent encore examiner le texte. D’ici là, l’obligation de batterie remplaçable reste un sujet central pour la réparabilité des objets connectés.