Le gouvernement a lancé la procédure de sélection du prochain président de l’Arcep, le régulateur des télécoms. Le mandat de Laure de la Raudière s’achève le 3 janvier 2027, mais les candidatures doivent être déposées avant le 31 août 2026.
La succession à la tête de l’Arcep est officiellement engagée. L’État a ouvert, le 17 juillet, l’appel à candidatures destiné à désigner la personne qui présidera l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse pour les six prochaines années.
Cette nomination intéresse directement le secteur mobile et internet fixe. L’Arcep joue un rôle central dans l’équilibre du marché français : elle surveille la concurrence entre Orange, Free, SFR et Bouygues Telecom, suit les déploiements de la fibre optique et des réseaux mobiles, publie des observatoires sectoriels et peut intervenir en cas de différend ou de manquement aux obligations des opérateurs.
Un mandat de six ans non renouvelable
Le mandat de Laure de la Raudière prendra fin le 3 janvier 2027. Son successeur sera nommé par le président de la République à l’issue d’une procédure de sélection ouverte, conformément aux règles applicables au régulateur.
La présidence de l’Arcep est confiée pour une durée de six ans. Ce mandat n’est pas renouvelable, un principe destiné à garantir l’indépendance de l’autorité dans ses décisions et dans son contrôle du marché.
Des candidatures à déposer avant le 31 août 2026
Les candidats disposent de quelques semaines pour transmettre leur dossier. La date limite est fixée au 31 août 2026 à minuit. Les pièces demandées comprennent notamment un curriculum vitae, une lettre de motivation, une fiche de renseignements et un engagement déontologique.
Le profil recherché devra justifier de compétences économiques, juridiques ou techniques, ainsi que d’une expertise solide dans les communications électroniques, les postes, la distribution de la presse ou l’économie des territoires. Les candidats devront aussi avoir moins de 65 ans au moment de leur nomination.
Un choix qui pèsera sur la fibre et les réseaux mobiles
Pour les abonnés, la présidence de l’Arcep n’a rien d’abstrait. Les décisions et contrôles du régulateur influencent le cadre dans lequel les opérateurs déploient leurs réseaux, respectent leurs obligations et se livrent concurrence sur les offres mobile et internet.
Le futur président devra donc superviser un secteur où les enjeux restent nombreux : qualité de service, couverture mobile, avancement de la fibre, régulation des acteurs historiques et suivi des engagements pris par les opérateurs. Même si l’Arcep ne fixe pas les prix des forfaits, son action contribue à structurer les conditions de concurrence qui pèsent indirectement sur le marché.



