Orange, Bouygues Telecom, Free et SFR auraient été sollicités par Matignon pour se tenir prêts à suspendre temporairement l’accès à plusieurs réseaux sociaux, principalement sur mobile. Le dispositif, évoqué dans une lettre datée du 22 octobre et publiée par Blast, viserait Snapchat, TikTok et Instagram, dans un contexte de violences urbaines. Aucune coupure effective n’a toutefois été rapportée à ce stade.
Orange, Bouygues Telecom, Free et SFR auraient été sollicités
Selon le document relayé par Alloforfait, la demande a été adressée aux dirigeants des quatre principaux opérateurs français : Orange, Bouygues Telecom, Iliad-Free et Altice France-SFR. La lettre serait signée par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
Matignon y justifierait cette préparation par les émeutes des 17 et 18 octobre. Le gouvernement estime que certains réseaux sociaux auraient servi à coordonner des violences, notamment pour organiser des pillages, diffuser des cibles ou suivre les déplacements des forces de l’ordre.
Snapchat, TikTok et Instagram pourraient être bloqués sur mobile
La mesure évoquée consisterait à permettre une suspension temporaire de l’accès à certains services en cas de nouvelles violences urbaines. Pour les abonnés mobiles, un tel blocage pourrait se traduire par l’impossibilité d’accéder aux applications concernées via le réseau de leur opérateur.
Le document mentionné par Blast cite aussi X parmi les services concernés. Alloforfait évoque principalement Snapchat, TikTok et Instagram. À ce stade, ni Matignon ni les opérateurs n’ont confirmé publiquement la mise en œuvre d’un tel dispositif.
TikTok en Nouvelle-Calédonie : le précédent annulé par le Conseil d’État
Cette hypothèse soulève une question juridique sensible. En Nouvelle-Calédonie, le blocage de TikTok décidé en 2024 avait ensuite été annulé par le Conseil d’État, dans sa décision du 1er avril 2025.
Le précédent rappelle que toute restriction d’accès à une plateforme en ligne doit être strictement encadrée. Dans le cas présent, les informations publiées décrivent une préparation technique et juridique, non une coupure constatée.



