Orange attribue la panne mobile nationale du 21 octobre à un bug logiciel sur un équipement Nokia intégré à son nouveau cœur de réseau. L’incident, qui a touché plusieurs millions de clients Orange et Sosh, a aussi empêché les systèmes de secours de prendre le relais, prolongeant la coupure pendant plusieurs heures.
11 h 37 : le cœur du réseau mobile est touché
Dans un entretien au Figaro, Jérôme Hénique, directeur général d’Orange France, indique que l’incident a commencé précisément à 11 h 37. La défaillance a affecté le cœur de réseau mobile, l’infrastructure qui permet notamment d’acheminer les appels, les SMS et les connexions à internet mobile.
Les abonnés concernés ont rencontré des difficultés majeures pour utiliser leur ligne mobile. Le rétablissement n’est intervenu qu’en début de soirée, après de longues heures de perturbations sur le réseau de l’opérateur.
Le bug a aussi neutralisé les systèmes de secours
Le point le plus critique tient à la propagation de l’incident. Le bug logiciel n’a pas seulement affecté l’équipement principal : il a aussi neutralisé les dispositifs prévus pour assurer la continuité du service en cas de panne. Cette défaillance de la redondance explique la durée inhabituelle de l’interruption.
Orange décrit un incident inédit par sa complexité. L’opérateur écarte une cyberattaque, une mise à jour défectueuse ou une migration ratée, trois hypothèses évoquées après la panne.
Orange et Nokia cherchent la faille à corriger
L’enquête technique se poursuit avec Nokia afin d’identifier précisément le comportement logiciel à l’origine de la panne et d’éviter qu’un scénario similaire ne se reproduise. Pour Orange, l’enjeu porte désormais sur la fiabilité de son nouveau cœur de réseau mobile et sur la capacité des mécanismes de secours à rester opérationnels lors d’un incident majeur.



