Orange a franchi une étape importante dans l’arrêt de son réseau 2G en France métropolitaine. L’opérateur indique avoir coupé cette technologie dans les 43 derniers départements encore concernés, tout en conservant temporairement la 2G dans certaines zones blanches réglementaires. Les fréquences libérées doivent désormais renforcer les réseaux 4G et 5G.
5 MHz de fréquences basculent vers les réseaux récents
Orange prévoit de réattribuer 5 MHz de spectre jusque-là utilisés par la 2G à des technologies mobiles à très haut débit, principalement la 4G et la 5G. L’objectif est d’exploiter plus efficacement les ressources radio disponibles, dans un contexte où les usages mobiles reposent désormais largement sur ces réseaux.
Pour les abonnés équipés de téléphones récents, le changement ne se traduit pas par une modification visible immédiate. En revanche, cette réallocation peut contribuer à améliorer la capacité du réseau et les performances dans les zones où ces fréquences seront réutilisées. Orange met aussi en avant une meilleure sécurité, les réseaux 4G et 5G reposant sur des mécanismes de chiffrement et d’authentification plus modernes que ceux de la 2G.
Des zones blanches encore maintenues jusqu’en décembre
L’extinction n’est pas totalement uniforme. Certaines zones blanches doivent conserver temporairement la 2G jusqu’en décembre, afin de respecter les obligations réglementaires de couverture. Pour les clients situés dans ces secteurs, la transition sera donc plus progressive.
La fin de la 2G concerne surtout les équipements anciens qui ne prennent pas en charge la 4G, la 5G ou la voix sur des réseaux plus récents. Les téléphones très datés et certains objets connectés dépendants de la 2G peuvent ainsi être directement affectés. Les utilisateurs concernés doivent donc surveiller la compatibilité de leurs appareils avec les technologies encore exploitées par l’opérateur.
Plus de 14 000 sites Orange utilisaient encore la bande 900 MHz
La 2G d’Orange était historiquement déployée sur la bande 900 MHz. Au 1er octobre, les données de l’ANFR mentionnées faisaient état de 14 067 sites utilisant encore cette bande pour la 2G, contre 137 sites en 1 800 MHz, certains sites pouvant exploiter les deux.
L’opérateur met également en avant un intérêt énergétique. En s’appuyant sur la Fédération française des télécoms, Orange rappelle que la transmission d’un gigaoctet en 2G peut consommer jusqu’à 500 fois plus d’énergie qu’en 5G. La fermeture de cette technologie s’inscrit donc autant dans une logique de modernisation du réseau que d’optimisation du spectre mobile.